Pendant le déroulement du Grenelle de l’Environnement, on avait assisté à une forme de moratoire de la justice par un report des procès « OGM » fixés à cette période au motif de la nécessité d’ « apaisement » pendant cette période de dialogue autour du sujet des OGM.
Depuis la clôture de cette concertation , force est de constater une reprise massive des poursuites ou des procédures : instruction d’une information judicaire pour association de malfaiteurs en région Centre, nombreuses convocations parmi les 49 condamnés du premier procès d’Orléans pour prélèvements d’ADN, procès en appel à Orléans, les 17 et 18 décembre derniers, pour les 32 de Villereau avec des réquisitions équivalentes à celles de première instance à l’issue de deux journées d’audience au contenu très orienté à charge.
Alors que les mesures concrètes (absence de clause de sauvegarde, contenu inquiétant de la future loi) concernant les OGM dans la suite du Grenelle ne sont que reculs successifs par rapport aux engagements pris, il faut, sans doute, faire le parallèle avec cette reprise de l’action judiciaire.
Après une parenthèse de prétendu dialogue, les choses reprennent comme avant effaçant un fugace moment de reconnaissance de légitimité de cette lutte comme de certaines autres.
Cependant, le choix du juge de l’application des peines, le 17 décembre 2007, - 120 jours amendes à 40 euros à la place des 4 mois de prison ferme prononcés par la Cour d’Appel de Toulouse - concernant José Bové, ancien porte parole du syndicat, permet une réponse par une prise en charge collective des suites judiciaires à des actes de résistance aux OGM portés collectivement et non une réponse des seules personnes condamnées fermement au bout des procédures. La Confédération paysanne prend acte de cette décision.
Par ailleurs, Jean-Emile Sanchez, également ancien porte parole du syndicat, est convoqué le 7 janvier prochain à Millau pour l’examen de l’application de peine pour sa condamnation à 2 mois de prison ferme par la Cour d’Appel d’Orléans.
La Confédération paysanne appelle à soutenir J-E Sanchez au cours de cette audition.
En conséquence, elle appelle toutes celles et ceux qui veulent apporter un soutien financier hautement symbolique à contacter la Confédération paysanne qui centralisera les contributions à la prise en charge collective. [1]
Confédération paysanne
http://www.confederationpaysanne.fr