
La décision de stopper l’accès aux examens biologiques au Cameroun a été diffusée le 8 janvier 2008 par le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) à travers une circulaire ordonnant le dé-subventionnement des bilans VIH [2].
Les malades vont ainsi devoir débourser pour un bilan sanguin 21 000 CFA (l’équivalent de 32 euros), au lieu de 3000 CFA auparavant. Or, 80% des malades Camerounais ont moins de 30 euros par mois pour vivre. Arrêter de subventionner, c’est donc arrêter l’accès aux examens biologiques.
Cette décision met les malades camerounaiSEs en danger de mort. En effet, les examens biologiques permettent aux professionnelLEs de santé de se rendre compte à l’avance lorsqu’unE patientE qui a l’air « normal » est en réalité sur le point de mourir, ou de tomber très gravement malade. En anticipant le problème grâce aux examens biologiques, les soignantEs peuvent alors intervenir avant la catastrophe, et sauver leur patientE. Sans examens biologiques, touTEs ces malades meurent alors que leur vie pourrait facilement être sauvée.
Nous rappelons que le Fonds mondial sida-tuberculose-paludisme est prêt à financer les examens biologiques VIH au Cameroun. Nous exigeons que le Ministre camerounais de la Santé confirme publiquement que les examens biologiques seront rapidement accessibles gratuitement.
Act Up-Paris & MoCPAT - 20 février 2008