Répression subie et immigration choisie...

Sans papiers raflés a leur domicile...
Sans papiers en grève...

Soutien inconditionnel de la CGT !

Ce mardi 12 février, à 5 heures du matin, un important dispositif policier bouclait la rue Albert dans le 13ème arrondissement. Les policiers armés de tronçonneuses ont fait ensuite irruption dans un foyer de travailleurs migrants, au 43 rue des Terres-aux-Curés, en brisant toutes les portes des chambres. La rafle est violente. Deux personnes se défenestrent, d’autres sont blessées.

La police a procédé à plus d’une centaine interpellations. Cette opération rappelle de sinistres souvenirs qui hantent, à juste titre, notre mémoire collective...

Pourquoi ? Les prétextes avancés par les autorités ont évolué au fil des heures : on a parlé de conditions d’hygiène et d’insalubrité mais aussi de trafics. Hier, après les audiences au Tribunal, il semblerait plus simplement qu’il s’agisse de traque aux sans-papiers ?

104 personnes ont finalement été arrêtées, pour défaut de papiers, dont la plupart sont actuellement placées dans des camps de rétention, en attente d’expulsion.

13 février. Les cuisiniers du restaurant la Grande armée se mettent en grève pour exiger leur régularisation. Ces cuisiniers sont des travailleurs « sans-papiers. » Et comme de nombreux sans-papiers, ils sont employés par des patrons qui connaissent bien leur situation, dont ils tirent un grand profit.

Ces travailleurs sont des esclaves modernes : ils travaillent beaucoup, gagnent très peu.

Leurs conditions de travail sont extrêmement difficiles. Ils travaillent et cotisent ; ils ont des feuilles de paye...

Ces travailleurs sont employés depuis des années dans ces métiers que le gouvernement dit « en tension » (restauration, bâtiment, nettoyage..) et qu’il veut désormais réserver aux travailleurs des pays de l’Est qui viennent d’intégrer l’Union Européenne.

Pour les étrangers des pays « tiers » (Afrique et Asie du Sud Est notamment) on réserve une liste de 30 métiers très qualifiés.

C’est de la discrimination raciste...au service de l’immigration choisie que permet l’article 40 de la Loi Hortefeux.

LA CGT DIT NON :

  • NON AUX RAFLES D’ÉTRANGERS DANS LEURS FOYERS
  • NON AUX CENTRES DE RÉTENTION
  • NON AUX LISTES D’EMPLOIS DISCRIMINATOIRES

Abolition de la loi hortefeux

Fidèle à ses valeurs, fidèle à ses engagements, le syndicat CGT de l’Opac de Paris choisit le camp de tous les sans-papiers : les travailleurs déclarés, les travailleurs au « noir », les chômeurs, les femmes, les enfants...

Le syndicat CGT de l’Opac de Paris

Publié par  Rhizome