Nous ne sommes pas complices de la censure chez Relay

La coordination nationale des caissiers-vendeurs Relay n’entend pas laisser dire que les personnels des Relay sont des complices volontaires des actes de censure du groupe Lagardère.

A la suite de l’acte de censure commerciale et politique ordonné ses derniers jours par les dirigeants du groupe Hachette-Lagardère à l’encontre du journal Courrier International, à propos de sa « une » : « Vu de Madrid, Sarkozy, ce grand malade », et pour le moins contraire à l’esprit de la loi Bichet toujours en vigueur, la Coordination Nationale des Caissiers-Vendeurs des Relay/Relais H tient à rappeler que les responsables des points de vente de presse Relay dits abusivement « gérants-salariés », ne sauraient servir de boucs-émissaires à l’indignation légitime dans cette affaire de censure.

Qualifiés par leur employeur – le groupe Hachette-Lagardère via sa filiale Hachette Distribution Service – de « véritable chefs d’entreprise », ils sont employeurs en titre mais sans le moindre pouvoir de décision économique des 2000 caissiers-vendeurs placés sous leur ordres, eux-mêmes rémunérés à vie au SMIC, sans convention collective ni droits -contrairement aux gérants.

Toutefois, les gérants restent totalement subordonnés aux décisions gestionnaires du groupe Hachette-Lagardère par des moyens de pressions économiques et disciplinaires scandaleusement rétrogrades. A ce sujet, la Coordination nationale tient à rappeler qu’à l’instar des gérants « casino », leur responsabilité pécuniaire personnelle est engagée dés lors qu’une démarque supposée ou réelle, mais sous le seul contrôle gestionnaire de l’administration de Relais H SNC est opportunément découverte.

Par ailleurs, un responsable de point de vente refusant d’appliquer les directives de censure du groupe Lagardère – peut être disciplinairement muté sur un point de vente de moindre importance ou réputé « à risque », ce qui,quand on connait les conditions de travail dans le périmètre des transports publics, ne constitue pas la moindre des pressions.

C’est par une aberration réitérée d’une Justice dans ce cas précis particulièrement myope que ces relations ne sont toujours pas à ce jour et malgré de nombreuses procédures requalifiées en subordination juridique.

Le groupe Hachette-Lagardère bénéficie ainsi, outre de nombreuses déductions de charges et avantages fiscaux réservés aux TPE de la possibilité de ne reconnaitre aucun droit syndical et social à 2000 salariés qu’il contraint néanmoins à de nombreuses directives directes par le biais d’un contrat de travail standardisé.

La Coordination nationale des caissiers-vendeurs Relay-Relais H ne peut donc que déplorer qu’une fois de plus, les salariés de base sur le terrain doivent réparer auprès de la clientèle les conséquences négatives en terme d’image entreprenariale des basses courtisaneries de leur dirigeants.

Paris le 28 Février 2008 _Coordination nationale des caissiers-vendeurs des Relay-Relais H

adresse mail : lelienrougegris yahoo.fr

La Coordination nationale des caissiers-vendeurs des Relay-Relais H est hébergée sur le site du Syndicat du commerce Région parisienne de la C.N.T. http://www.cnt-f.org/scial.rp/secti...

Publié par  Rhizome