Licenciement d’un non-régularisé de la Grande Armée ?

Les 7 régularisations du restaurant de la « Grande Armée » ne doivent pas masquer que les 2 non régularisés risquent d’être de nouveaux Madi. Madi Diabakate rappelons-le est ce travailleur sans-papiers laissé pour compte dans la lutte des Buffalo Grill. Il a été expulsé. Malgré des délais légaux dépassés, qu’à cela ne tienne...

Sur certaines listes (Pajol ou Resf), on a pu lire que dans ce conflit, la rapidité des régularisations, l’absence de présence policière, le jour de début de ce conflit... en ont surpris plus d’un. D’autres ne comprennent pas pourquoi il n’y a pas eu 1,2,3... « Grande Armée » ! J’en suis. Peut-être des discussions ont-elles lieu en circuit restreint ?

Nous interpellons publiquement les militants de l’Ucij, de Pajol et de Resf sur ce qui va arriver le 3 mars, pour que nous puissions dès aujourd’hui nous mobiliser.

En effet l’un des 2 non régularisés de la Grande armée vient de recevoir de son employeur, en RAR, une lettre le convoquant à un entretien préalable à licenciement. De plus, il est suspendu de ses fonctions à titre conservatoire, sauf à prouver sa régularisation...

Comme la loi l’y oblige, le responsable du restaurant lui écrit qu’il pourra être accompagné pour sa défense.

Je préconise que celles et ceux qui pourront se libérer viennent massivement l’accompagner à sa convocation. Ce sera le lundi 3 mars !

Ne faut-il pas également inviter les soutiens responsables de l’occupation (UL Cgt de Massy, UD Cgt 75, Droit devant et consorts) du restaurant à mobiliser avec la même énergie en direction du ministère Hortefeux, la Préfecture et du ministère du Travail...

A travail égal : droit égaux ! Sans patrie, ni frontière !

Jacques Gurfinkiel
cégétiste

Publié par  Rhizome