Les ex-Nestlé de Dijon en grève pour conserver leur ancien statut

Les ex-Nestlé de Dijon, dont l’usine a été rachetée le 1er juin dernier par le groupe suisse Barry-Callebaut, étaient en grève ce matin pour exiger de conserver les avantages conférés par leur ancien statut Nestlé.

« Depuis le rachat de l’usine, la nouvelle direction ne tient pas ses promesses et veut revoir nos emplois et notre statut à la baisse en ramenant une partie du personnel au Smic » a déclaré Pierre Griset, délégué CGT. Selon lui, en dénonçant le statut Nestlé, « la direction remet en cause les primes d’ancienneté, les jours de congé, de carence (maladie) et même les jubilés pour les médailles avec les primes attenantes. »

Pour la CFDT, la direction « veut procéder à des changements rigoureux dans le statut mais les salariés veulent eux conserver à la virgule près leurs avantages sociaux qui étaient conséquents chez Nestlé » a affirmé Christian Bougnon.

« En cette période de baisse de pouvoir d’achat et même si dans cette entreprise, on est dans une fourchette honnête de salaire, cela suscite l’angoisse des salariés », a-t-il ajouté.

Depuis la cession, « l’effectif est passé de 550 salariés à 420 aujourd’hui et doit descendre à 400 demain », selon le délégué CFDT, « aucun syndicat ne doit signer d’accord sur un nouveau statut d’autant que la direction ne propose rien en contrepartie ».

Enfin, l’Unsa a dénoncé « la volonté du groupe suisse de satisfaire avant tout ses actionnaires » au détriment des salariés à qui il ne propose que de « baisser les statuts » donc de « baisser les salaires. »

Ce matin, alors que selon la CGT « la production est stoppée depuis minuit », une centaine de salariés se sont réunis à l’entrée de l’usine à l’appel des quatre syndicats (CGT, CFDT, CFTC, Unsa) pour exiger « le maintien intégral du statut ».

D’après AFP – 28 février 2008

Publié par  Agences de presse

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