Le web3 est de retour, on y était

Le web3 est de retour cette année, la grand messe du web 2.0 est de retour. Comme l’année dernière, ils ont eu la gentillesse de nous inviter, merci ! Nous faisons donc partie des 200 membres de la presse online et offline invités. Sinon nous sommes en tout à peu près 2000 personnes de 40 pays différents. C’est beaucoup plus grand que l’année dernière, heureusement nous sommes le double, avec trois grands hangars d’où l’on peut suivre la conférence sur écran (qui est aussi online). Visiblement les reproches de l’année dernière ont été entendus et pris en compte, c’est suffisamment rare pour le souligner.

Le show commence toujours à l’américaine, mais cette année la musique est plus techno. La grande nouveauté ce coup-ci c’est la parité, voir plus ; Géraldine la femme de Loïc est avec lui pour la présentation et il y a même une troisième présentatrice, Cathy. Sans doute la bonne influence du haut commissariat aux réfugiés de l’ONU qui va clôturer la session. Déjà l’année dernière il y avait eu des interventions sur le développement. Certains diront que les organisateurs se donnent bonne conscience, mais quoiqu’il en soit c’est toujours un coup de projecteur sur ces causes, et ce n’est pas un mal.

Sinon le ton est plus pro que l’an passé et moins genre c’est le show de Loic Lemeur qui retrouve ses potes. Même la connexion wifi, inexistantel’année dernière, merci Orange, est plutôt de bonne qualité. J’ai même un tekos du fournisseur, swisscom, qui m’a filé un coup de main au moment où ça a merdé (bien la maintenance en directe).

La première session a commencé avec un débat sur le côté obscure du web. Dans ce débat la question, notamment, de la vie privée a été abordée, on a même fait allusion à Yahoo en Chine. Il est dommage que ce soit juste des entrepreneurs qui étaient invités dans ce panel et pas en plus des ONG comme RSF ou Privacy international. Idem sur la question des contenus face à la presse traditionnelle, dommage…

Comme l’année passée, je ne vais pas revenir sur toute la journée, mais présenter plus largement un intervention, celle de Philippe Stark. Surtout quand il parle de social dans le design, de rebelle, d’anti-concommateur... après comme qui dirait, c’est pas non plus Olivier Besancenot, ça reste Stark. On le reconnait bien avec son accent français surjoué, qu’il revendique.

Pour lui L’Ethique représente le futur. Le non produit, c’est 10% de rien et 90% d’utile, l’opposé d’aujourd’hui. Donc le non-consommateur est le futur, que Stark qualifie de rebelle... Il parle ensuite d’action politique, dans le choix des achats. Il faut une conscience du consommateur. Dans ce cadre, il a désigné une lampe dont le pied est un AK47.

Un plus petit modèle est avec un Beretta et un grand avec un M16, le tout en or pour symboliser l’argent et l’abat jour est noir pour symboliser la mort.

Le message est, "pas de guerre sans argent". « Si on mange tous les jours, c’est qu’on tue tous les jours ». On y participe tous, un petit parfum de « prisonnier ». Pour Stark, on ne fait pas du design pour le design et la fierté de soi. Ou il y a un concept derrière, sinon ce n’est rien, cela doit faire partie d’un tout.

Son dada, aussi c’est le sexe qui est partout, sauf dans le design (pourtant à l’exposition design, contre design, j’en ai vu du sexe). Mais le sexe c’est important. Il y a 10 avec le viagra on bandait 3 heures, depuis peu c’est 3 jours, bientôt se sera toute la vie et toute la journée. Donc le design pour le sexe, cela revient à réfléchier comment avec des meubles aider les gens à avoir une meilleure vie sexuelle. Toutes les positions pour faire l’amour ne sont pas confortables, donc il faut créer un espace dédié à cela quand on le veut. Les plus grandes révolutions sont invisibles. Pour cela par exemple un fauteuil "normal", dont les accoudoirs se baissent pour être plus confortable pour le sexe.

Il a ensuite poursuivit sur la bonne bouffe qui est importante, car la nourriture est l’énergie de notre ordinateur personnel, le cerveau, donc il faut protéger notre intelligence. Car l’intelligence produit le concept d’amour, mais celui-ci disparait au profit du matérialisme.

A la bourre dans sa présentation qui a déjà durée quasiment le double que prévue, il résume son propos. Il faut démocratiser l’écologie. L’avenir ce sont les biotechnologies. Le volume se réduit de plus en plus pour de plus en plus de service. C’est la fin du design, donc le prochain designer sera le prof de gym qui modelera les corps. Il conclue sur un couplet anti-consommation où il explique qu’il faut refuser de consommer, refuser d’acheter, il faut faire le minimum, même si au passage il nous vend l’idée de voyage dans l’espace (ça visiblement c’est bon à consommer, je vous laisse deviner à quel prix).

Et enfin en final sur une question sur le génie, le design et Steve jobs, envolée lyrique de Stark qui tourne à une dénonciation de la croyance en Dieu qui n’existe pas.

Source ou site Web en rapport : Leweb3 - http://www.leweb3.com/
Publié par  Tiny