L’intersyndicale d’AP France refuse de « signer un chèque en blanc »

L’intersyndicale d’Associated Press France (AP) a indiqué « refuser de signer un chèque en blanc » au projet de reprise de l’agence de presse déposé par l’ancien Pdg de l’AFP Bertrand Eveno et l’homme d’affaires Vincent Bolloré, a-t-elle indiqué vendredi à l’issue d’un comité d’entreprise.

Cette première réunion du CE sur le projet « n’a permis de lever aucune des inquiétudes des élus et de l’intersyndicale », indiquent les syndicats SNJ, CFDT, SNJ-CGT et FO dans un communiqué commun. Lors de cette réunion, le directeur général d’AP France, Pierre-Yves Glass, a présenté aux élus une « coquille vide ».

Le CE n’a obtenu aucune information sur « le rédactionnel », « le montage financier », « l’emploi » et « les garanties sociales », détaillent-ils. « Le vendeur s’en lave les mains et s’en remet aux repreneurs potentiels », dénoncent les syndicats. Selon eux, « une seule chose est claire à ce jour » : Associated Press « n’a plus la volonté de rester sur +un marché local+ et veut céder son service français pour l’euro symbolique. »

L’intersyndicale « n’exclut aucune recours pour défendre les intérêts des salariés ».

M. Eveno, a indiqué mardi s’être associé avec l’homme d’affaires Vincent Bolloré pour présenter une offre de reprise du service français de l’agence de presse américaine Associated Press. Selon ce projet, AP France (ses activités et son personnel) serait repris par une société nouvellement créée, détenue à 60% par Bertrand Eveno et à 40% par Vincent Bolloré.

AP est une des trois agences de presse à offrir un service d’informations sur la France, comme Reuters et l’Agence France-Presse, cette dernière dominant le marché national (D’après AFP).

Publié par  Rosta