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Un bâtiment public (de la communauté française), au 91 de la rue Royale à Bruxelles, inoccupé depuis deux ans, a été investi, en action conjointe de groupes multiples de « sans-papiers », de l’Udep (Union pour la défense des sans-papiers), de syndicats (logistique), du FAM (Forum Asile Migrations), de certains politiques... pour y entamer une grève de la faim « au finish ». La grève étant le seul moyen aujourd’hui pour les sans papiers de faire valoir leurs droits.
L’occupation s’est faite en deux temps : de 40 grévistes au départ, 160 personnes se sont mobilisées (en tout), en quelques jours (une dynamique d’amplification du mouvement s’est développée : des familles sont venues, des personnes de communautés guinéennes, indiennes, tunisiennes, kurdes, équatoriennes se sont passées le signal). Sur place, la solidarité des participants est forte : répartition de responsables familiaux qui veillent au respect de certaines règles, ce qui représente un vrai encouragement interne, vu la difficulté à participer à des grèves de ce type.
Leur but commun est clair : faire bouger au plus vite la situation en Belgique.