Grève des cheminots en novembre : deux condamnations pour entrave à la circulation des trains

Le tribunal correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a condamné lundi un cheminot de 50 ans et un chauffeur-routier de 20 ans, fils et frère de cheminots, à 300 euros d’amende chacun pour « entrave à la mise en marche ou à la circulation d’un véhicule de chemin de fer » le 16 novembre lors du mouvement de grève à la SNCF.

Le plus âgé devra par ailleurs verser 289 euros de dommages et intérêts à la SNCF pour être descendu sur les voies. Quant au plus jeune, il devra payer 100 euros de dommages et intérêts, a-t-on appris auprès de Me Claude Richard, avocat du chauffeur-routier.

Il était reproché à ce dernier d’avoir purgé les vannes du système de freins sur un convoi de frêt Véolia, ce pour quoi le cheminot a été relaxé. Mais des pétards avaient été posés sur les rails par le cheminot âgé de 50 ans, retardant un TER. Ces faits s’étaient déroulés à Damelevières (Meurthe-et-Moselle) durant la grève à la SNCF le 16 novembre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Le procureur de la République Hadrien Baron avait estimé que « les actes reprochés n’avaient causé aucun danger » et demandé 1.500 euros d’amende dont 1.000 avec sursis, réclamant lui-même la clémence. La SNCF réclamait de son côté 968 euros de dommages et intérêts.

(D’après AP)

Publié par  Rhizome