Débrayages aux remontées mécaniques dans plusieurs stations de ski

Les saisonniers ont momentanément interrompu dimanche matin les remontées mécaniques dans plusieurs stations de ski françaises pour protester contre la remise en cause de leur assurance chômage, en présence de vacanciers majoritairement compréhensifs. A l’appel de la CGT, ce débrayage national vise principalement à protester contre la suppression, après trois périodes de travail et d’indemnisation, de leurs allocations versées au titre du chômage saisonnier, prévue par une convention Unedic signée en 2006.

Les effets de cette convention signée par le Medef, la CFTC et la CGC, mais refusée par la CGT et FO, devraient se faire sentir à partir de 2009. De nombreuses stations françaises réparties sur l’ensemble des massifs ont été touchées par des arrêts de travail d’un heure dans les remontées mécaniques entre 8H30 et 9H30.

Dans plusieurs stations savoyardes et haut-savoyardes, parmi lesquelles Valmorel, Flaine, les Arcs, la Plagne, mais aussi les Deux Alpes (Isère), les grévistes ont distribué des tracts, parfois des croissants, et fait signer des pétitions aux vacanciers. Aux Ménuires (Savoie), une soixantaine d’employés des remontées mécaniques, des pisteurs et quelques saisonniers travaillant dans l’hôtellerie était présent dès 8H30 au départ du principal télésiège de la station.

A l’exception de rares mécontents, la plupart des vacanciers ne semblaient pas surpris et se montraient globalement compréhensifs à l’égard des grévistes. « Ca ne me dérange pas du tout, pour une heure ça va. Tous les métiers particuliers –remontées mécaniques, milieux artistiques– ils sont en train de tout remettre en cause« , a déclaré une mère de famille parisienne de 35 ans.

Dans quelques stations, comme aux Karellis (Savoie), la grève des saisonniers portait sur des revendications salariales. Des négociations étaient toujours en cours entre la direction et les syndicats dans cette station, où les remontées mécaniques étaient toujours à l’arrêt peu avant 10H00 dimanche, selon un délégué CGT.

D’après AFP, 2 mars 2008

Publié par  Agences de presse