Chili - Patricia Troncoso est sur le point de mourir

La doctoresse Berna Castro qui a examiné, avec une équipe de médecins indépendants, Patricia Troncoso à l’hôpital de Chillan a déclaré : « elle est en grave, très grave danger de mort. » Toujours selon la doctoresse, Patricia Troncoso peut mourir à tout instant, elle en est à l’étape trois, c’est à dire le niveau maximum de gravité.

Elle a expliqué que cette fin de semaine elle a subit une très grave déficience immunitaire, et que ce paramètre implique qu’elle est à chaque instant plus proche d’un dénouement fatal. Elle a enfin ajouté, que, au contraire de ce que disent les rapports officiels concernant la gravité de Patricia Troncoso, les médecins de la gendarmerie maintienne la prisonnière politique dans une salle où il n’y a pas de moniteurs cardiovasculaires et pas d’équipe de réanimation.

Pour la doctoresse Berna Castro, le mieux serait qu’elle soit transférée à Santiago, « parce à Chillan elle est isolée, et souffre de tortures et pressions, les gendarmes installent, par exemple, une table dans sa chambre et mangent devant elle. »

Source ou site Web en rapport : Mapuche - « Hommes de la terre. » - http://www.mapuches.org

Depuis 102 jours, Patricia Troncoso poursuit la plus longue grève de la faim du Chili dans la prison d’Angol. Elle est au seuil de la mort, face à l’indifférence du gouvernement de Mme Bachelet. Trois autres codétenus politiques mapuche l’ont accompagnée pendant plus de deux mois dans cette grève et deux autres l’ont rejoint solidairement.

Au prix de sa vie, elle revendique avec les autres prisonniers :

  • La libération immédiate de tous les prisonniers politiques mapuche
  • La démilitarisation du territoire mapuche, la fin de la répression des communautés en conflit et le respect de leurs droits territoriaux.

Imperturbable, l’Etat chilien continue l’occupation militaire des territoires mapuche et multiplie, sans mandat, de violentes perquisitions accompagnées d’humiliations racistes, dans les communautés en conflit territorial.

Publié par  Anonyme