Bilan de l’action anti-OGM du 11 janvier à la coopérative Guyomarc’h

Le blocage de l’usine a été réalisée par un groupe de 60 personnes afin d’arrêter le trafic d’aliments et de transmettre nos revendications : montrer au grand jour le paradoxe d’une population opposée à 85 % contre les OGM tandis que l’alimentation animale est composée de 80 % d’OGM... ; exiger une transparence sur les importations de tourteaux de soja, transgéniques dans la très grande majorité ; réclamer un étiquetage des produits issus de l’alimentation animale...

Le blocage de l’usine a été réalisée par un groupe de 60 personnes afin d’arrêter le trafic d’aliments et de transmettre nos revendications :

  • montrer au grand jour le paradoxe d’une population opposée à 85 % contre les OGM tandis que l’alimentation animale est composée de 80 % d’OGM...
  • exiger une transparence sur les importations de tourteaux de soja, transgéniques dans la très grande majorité, dont la production cause de sérieux dégâts sociétaux et environnementaux en Amérique latine.
  • réclamer un étiquetage des produits issus de l’alimentation animale (viandes, poisson, oeufs, laitages...) tel qu’il existe déjà pour l’alimentation à base d’ingrédients végétaux.

Le directeur d’exploitation, Gilles Martin, s’est déplacé du siège du groupe Guyomarc’h (Languidic) et a reçu une délégation.

Il reconnaît que les importations de soja du groupe d’origine du Brésil sont très majoritairement composées d’OGM. Ainsi, sur 22 000 tonnes de soja de l’ensemble du groupe Nutrea (fusion d’Unicopa et Guyomarc’h), seules 700 tonnes sont non-OGM, soit une proportion de 3 % (chiffre plus bas que la moyenne régionale).

La marchandise est transportée par quatre groupes d’importateurs – Agrifeed, Soutes-caf, Bunge, Cargill – et arrive en Bretagne dans les ports de Saint Nazaire, Lorient et Brest.

G. Martin s’engage oralement a fournir de plus amples informations au comité Bro Dreger Hep OGM sur la traçabilité des produits fabriqués au sein du groupe Nutrea (et notamment sur la composition des produits agro-alimentaires commercialisés par la marque).

Nous l’avons interrogé sur les raisons pour lesquelles la filière de soja tracé « non-OGM » de Nutrea reste si confidentielle. La réponse est que la demande est faible et que le soja non-OGM entraîne un surcoût de 80 euros par tonne. L’avis que nous lui opposons est qu’il n’y a manifestement aucune volonté de Nutrea de communiquer sur cette filière et d’encourager les agriculteurs clients de s’engager sur cette voie (notre opinion s’étaye sur des communications orales d’agriculteurs).

Enfin, G. Martin s’est engagé par écrit à transmettre nos revendications pour mise à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’AFAB (Association des Fabricants d’Aliments de Bretagne) ainsi qu’au C. A. de Guyomarc’h Bretagne (lors de notre précédente action, le groupe COOPAGRI a pris lemême engagement).

Collectif Bro Dreger hep OGM (Pays de Trégor sans OGM)

Source ou site Web en rapport : L’ Endehors - Source : http://endehors.org
Publié par  Rhizome